Les symposiums > 8. Professionnalisation - Développement professionnel

Symposium 8

 

Professionnalisation et cinquante ans de sciences de l'éducation

 

Coordonnateurs :

Michel LAC (Maître de conférences, EFTS, Université de Toulouse - Jean Jaurès)

Marie-Thérèse PEREZ-ROUX (Professeur des universités, LIRDEF, Université de Montpellier)

Alain PIASER (Maître de conférences, EFTS, Université de Toulouse - Jean Jaurès)

 

 

Le «S» qui termine le nom générique de notre discipline peut renvoyer à trois sous-entendus :

 -  une posture épistémologique : celle qui consiste à privilégier tel ou tel ancrage disciplinaire ;

 - une particularité locale : les équipes à l'œuvre sur notre territoire varient tout autant par leurs centrations épistémologiques que par leurs objets de recherche ;

 -  un ancrage historique : depuis leur création, ces mêmes équipes se sont élargies dans bien des cas, parfois elles se sont même complètement renouvelées et leurs travaux ont donc suivi (subi ?) ces changements.

 Dans le cadre qui nous occupe, il nous semble intéressant de prolonger collectivement cette troisième question en interrogeant l'évolution des questions de professionnalisation, non seulement au plan théorique mais aussi au plan des méthodologies de recherche.

 Ces questions occupent-elles désormais une place importante dans le champ de notre discipline ? Peut-on mettre en évidence des modifications significatives d'approche ? Les changements relevés sont-ils corrélés à des modifications institutionnelles concernant l’université dans son ensemble ? Etc... Toutes ces questions pourront constituer le cadre général dans lequel les participations des un.e.s et des autres seront sollicitées.

 Le «dictionnaire des concepts de la professionnalisation», ouvrage collectif paru en 2014, est une illustration de l’intérêt pour cette thématique et sa pertinence dans le champ des sciences de l’éducation. Pour autant, avec pas moins de 75 entrées proposées autour de ce «mot», il est aussi le marqueur, si ce n’est d’une polysémie notoire, d’un foisonnement d’approches et de sous-catégories liés à ce processus.

 Pour Maillard (2013), «l’incitation à la professionnalisation des diplômes qui est désormais au cœur des politiques éducatives françaises laisse supposer non seulement qu’il existe une définition unanime de cette «professionnalisation», mais en outre que sa formalisation dans les contenus d’enseignement se réalise sans difficulté». Ce n’est effectivement pas si simple. Un ensemble de processus contribue à construire la professionnalisation des acteurs. Comme le soulignent Maubant et al. (2010), «chercher à définir la notion de professionnalisation, c’est […] interroger, dans un mouvement de dialogue et de réciprocité, les notions de profession, d’activité, de situation, de pratique, de savoir, de compétence, d’identité et de développement professionnel. C’est aussi poser la question des processus créant les conditions de la professionnalisation au sein des situations rencontrées par un professionnel en devenir. C’est enfin proposer de penser la professionnalisation dans un dialogue avec les problématiques constitutives de l’ingénierie de formation».

 En quoi, depuis 50 ans les sciences de l’éducation participent-elle de ces interrogations ? En quoi permettent-elles ce «dialogue» avec la formation ? Enfin, quelle est aujourd’hui la légitimité de cette discipline universitaire pour traiter de ces questions au-delà de la simple professionnalisation des acteurs de l’éducation dite formelle ?

 

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